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mercredi 6 avril 2016

Humacoop - Formation Mission exploratoire


Formation Mission exploratoire : conception de projet de solidarité internationale -du 27 juin au 1er juillet 2016 à Grenoble

Les objectifs de cette formation :

-Maîtriser les outils théoriques et opérationnels pour analyser et évaluer une situation, émettre un diagnostic sur la situation humanitaire d'une population

-Acquérir une méthodologie pour la conception et l'implantation d'un projet d'aide humanitaire ou de développement

Pour s'inscrire, il faut envoyer un cv et une lettre de motivation à info@humacoop.com
Tarif réduit pour les étudiants et demandeurs d'emploi, paiement échelonné possible.
Renseignements sur demande à info@humacoop.com
ou sur leur site internet

mardi 1 mars 2016

There Will Be Blood : Pourquoi la baisse du prix du pétrole est une opportunité

On ne va pas regretter le temps où le litre de SP98 jouait sur la corde des +1.50 EUR, tout de même.

A propos de l’article de Jean-Yves Archer « La baisse du prix du pétrole et ses trois risques: financiers, géopolitiques et écologiques ».

Certains articles me font tancer plus que d’autres. En l'espèce, ce qui ne voulait être qu’un commentaire à l’article, est devenu un article lui-même. Donc acte.

Si, le temps d'une analyse "à chaud", l'on veut bien s'arroger le droit d'être un peu insolent et provocateur ("disruptif" diront certains), on peut avancer quelques arguments pour étayer la bonté de la baisse du prix du pétrole :

1. Cela nous arrange quand la Russie subit une perte de -18% de son PIB (2014-2015) suite à l’effondrement des cours en conséquence de la stratégie des Saoudiens et que ces derniers ne contrôlent plus la situation qu’ils ont créée : cela prouve le manque de profondeur de leur vision stratégique et arrange tout autant le « balance » de nos comptes rudement malmenés pendant 30 ans. Rien ne sera plus comme avant. Il faudra compter avec l’Iran qui devient peu à peu une pièce maitresse géostratégique, même pour nous occidentaux, de plus en plus fréquentable –sans doute plus que l’Arabie Saoudite en ce moment même. Si l’évolution politique Iranienne se confirme il est certain que ce pays deviendra (s’il ne l’est pas déjà) un élément stabilisateur à pas mal d’égards. Et qu'on m'excuse, mais je n’irai tout de même pas m’apitoyer sur le sort de pas mal de gouvernements de la péninsule Arabique, leur avidité tribale et leur inconsistance démocratique –et c'est peu dire.

Et voilà pour les « risques géopolitiques ».

2. C’est tant mieux pour l’écologie. L’exploitation du gaz et du pétrole de schiste n’est pas viable, non seulement aux US –en Europe non plus. L’accélération vers la production de la pile à hydrogène et l’avènement des cumulateurs durables connaitront un développement certain –l'énergie libre et le moteur a eau existent depuis longtemps. D’ailleurs, la réduction de la consommation des moteurs à injection diesel ou essence est bien réelle et antérieure à l’abondance récente de l’offre de brut; et l’amélioration technique  ira de l’avant tant que l’exploitation du pétrole restera viable économiquement. Et même si l’Europe est en crise, jamais le carnet de commandes d’Airbus n’a été aussi plein. Et même si le Japon stagne, Toyota n'en demeure pas moins le premier producteur de voitures mondial. Et même si les US surfent sur la crête des bulles depuis longtemps déjà, le « presque » plein emploi est une réalité là-bas (exploitation fractale du schiste aidant et au prix, il est vrai, de contrats précaires et d’un appauvrissement des classes moyennes, mais cela est également le cas chez nous).

Et pour les risques écologiques la balle est également dans le camp du lobby pro-nucléaire bien installé au pouvoir en France depuis 60 ans mais aujourd’hui vacillant car (quand même !) il y a des doutes quant à la gestion passée, présente et à venir et que les pertes cumulées commencent à être trop visibles. La balle est dans le camp de l’agriculture et élevage intensifs également. Ces deux lobbies (Areva/Edf/Engie et celui de la Fnsea) nous coûtent fort cher aussi… ce sont des segments économiques subventionnés, à mi-chemin entre le canard boiteux et le monolithe corporatiste. L’industrie de l’armement aussi (allez vendre des Raffale ou des Puma sans les prêts syndiqués et les compensations -sous forme de transferts technologiques et partenariats de production- accordées par l’État Français grâce à des montages financiers où l'ont met à contribution les banques françaises et la Coface qui a tendance à garantir au-delà du raisonnable.).

3. L’éclatement des bulles privées est symptomatique de notre système depuis le début des années 1990 et la financiarisation de l’économie. Davantage encore aux US, où les breakdown, les seuils de rentabilité et de profitability ne se mesurent plus en exercices annuels mais en comptes trimestriels au rythme des visu des fonds de placement et des hedge funds qui ont mis la main sur le NYSE et la City –et ce… depuis la fin des années 1990. Il y aura des licenciements bien sûr, mais le ver financier est dans la pomme de l’économie néolibérale nord-américaine. C’est un fait. Cette vision a pu contaminer un jour le Vieux Continent. Plus maintenant. La preuve, on est prêts à laisser partir le Royaume-Uni de l’UE et c’est peut-être mieux (on sera moins nombreux et moins riches, mais bien plus heureux). Aussi, au vu du renflouement des banques par le contribuable suite à la bulle des subprime de 2007 et plus récemment de la crise de la dette Grecque, croyez-vous que les opinions publiques vont devoir accepter allègrement une nouvelle socialisation des pertes ?

Donc, exit les risques financiers. Place à la bulle technologique qui va bientôt éclater

4. Plus grave encore, l’échéance à terme des dettes souveraines. Pas celles que l'on croit : conséquence du mauvais développement, ultrarapide et partiel de pays comme le Brésil –que peut-on espérer sinon la faillite et le défaut de payement ? La fuite en avant ne paye jamais en économie. La chute du Brésil est une disgrâce pour la population de ce pays  bien évidemment et un peu moins pour les insatiables investisseurs Chinois et Occidentaux (qui n'agissent que pour le plus grand bien de leur profit), mais cela n’aura que peu de répercussions au niveau macroéconomique. Car le Brésil, la Russie sont des bulles en soi, des géants aux pieds d’argile. On en a l'habitude. Mais leur modèle n’a pas de sens, il est basé en grand partie sur le clientélisme et la corruption de leurs élites politiques et économiques –et, à la différence de la Grèce, ils ne se trouvent pas à faire partie d’une organisation d’intégration régionale puissante (plus ou moins solidaire) comme l’UE.

A l’autre bout la Chine et l’Inde –dont la conscience est bien plus propre que celle d'Aramco ou de la Standard Oil et leurs sœurs actuelles. La Chine et l’Inde sont donc restées maitres de leurs outils de production et de leur présence commerciale et industrielle sur les marchés. Ce sont ces deux pays/sous-continents/civilisations qui marqueront les développements à venir. Et pas seulement en ce qui touche au futur du pétrole.

*  *  *

Maintenant expliquez-nous pourquoi les prix à la pompe restent chers alors que le cours du pétrole s'effondre?

Réponses possibles...

1. Parce que le pétrole ne représente qu'un tiers du prix: les diverses taxes qui s'appliquent sur les carburants représentent pas moins de 60% du prix à la pompe, quand la matière première, le pétrole, n'en représente qu'un tiers. La marge de distribution tourne, elle, autour de 6%. Du coup, lorsque le cours du pétrole brut s'effondre, ce n'est qu'une petite partie du prix du carburant qui dégringole.

2. Parce que les compagnies pétrolières en profitent: la marge de raffinage est passée de 8 euros la tonne en juin 2014 à 46 euros en janvier 2015, à 59 euros en décembre 2015 et a même connu un pic à 63 euros au mois d'août.

3. Parce que le prix du baril reste, malgré tout, élevé (oui, je suis écolo, mais je soigne mon portefeuille): même si le cours du Brent a largement chuté depuis 18 mois environ, il reste presque quatre fois plus élevé qu'en 1999, où il atteignait seulement les 10 dollars le litre.

4. Parce que la consommation en France ralentit mais pas trop: entre le 1er février 2015 et le 31 janvier 2016, la consommation française de carburants a atteint 50,37 millions de mètres cubes, en hausse de 0,8 % par rapport à la consommation des douze mois mobiles précédents. La part du gazole dans la consommation de carburants reste stable à 81,2 %.

Il n'empêche. Une baisse de 10 à 15% sur un litre de carburant, représente entre 5 et 7,50 euros d'économie sur un plein de 50 litres. Même si le consommateur ne le ressent pas toujours en regardant la pompe, les économies réalisées grâce à un prix du carburant plus bas libèrent des marges de pouvoir d'achat significatives.

vendredi 26 février 2016

Humacoop : Gestion financière des projets de solidarité



AVRIL 2016 : deux formations "Gestion financière des projets de solidarité" 

  • du 4 au 8 avril 2016, à Abidjan, Côte d'Ivoire et 
  • du 20 au 23 avril 2016 à Grenoble, France.


Elles s'adressent à toute personne amenée à gérer un projet d’aide humanitaire (administrateurs, comptables, responsables financiers, etc)
Les objectifs des formations sont les suivants :

  • Acquérir des outils théoriques et techniques pour produire une demande de financement.
  • Maîtriser les méthodes d’élaboration de budgets pour un programme d’aide humanitaire internationale.
  • Savoir réaliser le suivi budgétaire d’un projet (reporting, analyse…).
  • Comprendre les enjeux du contrôle interne.


Inscription sur CV et lettre de motivation - Ordinateur et logiciel Excel indispensables

Pour les financements personnels, un paiement échelonné est possible.

Renseignements sur demande à info@humacoop.com

dimanche 6 décembre 2015

Goodbye Madiba

Nelson Rolihlahla Mandela (18 Juillet 1918 - 5 décembre2013)

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Le grand Mandela est parti il y a deux ans :
"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais le triomphe sur elle"
Dans les ténèbres qui m’enserrent,
Noires comme un puits où l’on se noie,
Je rends grâce aux dieux quels qu’ils soient,
Pour mon âme invincible et fière,

Dans de cruelles circonstances,
Je n’ai ni gémi ni pleuré,
Meurtri par cette existence,
Je suis debout bien que blessé,

En ce lieu de colère et de pleurs,
Se profile l’ombre de la mort,
Et je ne sais ce que me réserve le sort,
Mais je suis et je resterai sans peur,

Aussi étroit soit le chemin,
Nombreux les châtiments infâmes,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.

Invictus, William Ernest Henley
Ce poème joua un grand rôle dans la vie de Nelson Mandela durant sa période d'incarcération à Robben Island

mardi 24 novembre 2015

La force des symboles et la danse de la mort


La force des symboles, c'est qu'ils sont là pour nous éclairer lorsqu'on ne sait plus quoi trop penser.

Depuis dix jours Paris pleure ses morts, honore ses héros et panse ses plaies. Avec une question au bord des lèvres : "Et après?"

Devant le restaurant 'La Belle Equipe' dix-neuf personnes sont tombées, ils étaient des dizaines lundi à venir leur rendre hommage. Beaucoup s'en sont sortis indemnes -ou presque car ils essaient d'oublier, mais les images ils ne les oublient pas, on essaie de dormir mais on n'arrive pas à dormir, ils revoient les scènes alors que les tiroirs de la mémoire voient défiler les images. Sans arrêt. Des corps sans vie. Une "scène de guerre" diront certains -ce qui est inexact, mais on les comprend, on hoche de la tête, on garde le silence... comme pour les entourer de nos bras et les réconforter.

Quatre-vingt-neufdix morts au Bataclan. Un carnage, les premiers secours des urgentistes arrivent et bientôt, en quelques minutes, ils épuisent tout ce dont ils disposent comme pansements compressifs. A l’extérieur, les secours, prennent en charge les victimes des autres quartiers attaqués. Mais au Bataclan la zone est encore trop dangereuse et l’organisation de l’évacuation des blessés fut une tâche ardue pour les secours.

Et puis il y a tous ces orphelins puisqu'il y a un nombre important de jeunes parents décédés.

De la reconnaissance

Et puis il y a tous ceux, anonymes ou pas, qui étaient là, au moment où on les nécessitait le plus... ceux qui ouvraient leur porte aux gens bloqués aux alentours des lieux des attentats, bien sûr -ah, le peuple de Paris. Mais aussi, et surtout, ces armées de policiers, de pompiers et des personnels médicaux qui affluaient dans un élan généreux les uns, de solidarité les autres, de devoir plus que professionnel (la BRI, le RAID, et des militaires pour soulager le dispositif policier). Un devoir d'humanité, oui, c'est cela. Ils méritent la reconnaissance de la nation.

Mais il est des blessures invisibles auxquelles les secouristes même les plus aguerris ne sont pas toujours préparés : aucun professionnel de santé n'a vu défiler autant de blessés par balles dans un lapse de temps aussi court. Mais après, c’est l’après qu’il va falloir gérer –le defusing dont parlent les militaires. L’aide devra se prolonger dans le temps pour beaucoup de rescapés. Un suivi psychologique -souvent assuré par le service des armées du Val-de-Grâce- pour aider tous ces damnifiés "collatéraux" à évacuer –ou vivre avec– les images de l'horreur incrustées dans leur rétine. Il en faudra du temps.

Toute la semaine Paris a vécu au rythme des alertes à la bombe et des colis suspects. Tout le monde est sur ses gardes. Avec une certaine dose de psychose, sans doute, mais comment voulez-vous faire autrement?

A ne pas faire après Paris

Paris, ma ville, est peut-être celle où je me suis toujours senti plus à l'aise. Je ne suis jamais allé à Bagdad (où les événements terroristes de Daesh comme ceux de Paris sont relativement monnaie courante); ou à Beyrouth, où ils ont juste commencé; ou la ville ravagée d’Alep en Syrie (merci à Bachar Al-Assad pour ses barils bombe à la terreur si renommée); ou à Mumbai (qui a connu une première version d'une telle attaque terroriste); ou à Sanaa, la capitale du Yémen, aujourd'hui partiellement détruite par l’armée de l'air saoudienne avec le concours des États-Unis; ou à Kaboul, où les attaques des talibans contre les restaurants sont devenus la norme; ou la capitale turque, Ankara, où des kamikazes de l’état islamique ont tué récemment 97 manifestants lors d'un rassemblement pour la paix. 

J’ai passé du temps à l'étranger et suis toujours revenu à Paris, comme un havre, mon port d’attache. Et voilà donc, que le 13 Novembre 2015, je me trouve particulièrement révulsé suite aux actes barbares et le massacre de civils menés par trois équipes de kamikazes bien formés, bien organisés, bien armés et évidemment bien entraînées en tant que première force de frappe de l'enfer de l'État islamique en Syrie et en Irak.

L'État islamique -et ses camarades d’Al Qaeda- ont développé (pour emprunter un terme de John Feffer) une stratégie des "terres dissidentes". Pour continuer à grandir, ils ont besoin des États-Unis et ses alliés pour leur prêter une main éternellement destructrice afin écraser davantage les mondes (libres) autour d'eux. Donc, en réponse aux attentats de Paris, la déclaration du président français François Hollande – «nous allons mener une guerre qui sera impitoyable » – était juste ce que le médecin de la terreur avait prescrit, à savoir la pression croissante de Washington pour une "grande réponse militaire" de Paris. Les premières frappes aériennes de représailles françaises contre Raqqa la "capitale" syrienne de Daesh, ont en effet été lancées dans les deux jours après les attentats.

Tout cela est une manne tombée du ciel pour l'Etat islamique, plus c’est "impitoyable" plus c’est mieux. Après tout, l'objectif de ce groupe de disjonctés est, comme ils écrivent dans leur magazine en ligne « l'extinction des zones grises» dans le monde. En d'autres termes, ils cherchent à exacerber les différences partout, ce qui signifie l'ouverture de l’abîme où la complexité et l'interaction existaient autrefois. Leur rêve est de vivre dans un monde en noir et blanc de clarté politique et religieuse absolue (et de calamité), tout en engageant ce que les experts américains appellent le «choc des civilisations». Quelle joie pour l'État islamique!

Dans le contexte européen et suite à la destruction de ces «zones grises» dans l'esprit et dans la chair, les attentats de Paris devraient également être considérés comme la première incursion de l'État islamique dans la campagne présidentielle française de 2017. Pensez à ces massacres comme une approbation enthousiaste des candidats extrémistes comme Marine Le Pen, dont les sondages étaient déjà à la hausse avant même les attaques, et son Front National anti-immigration, anti-musulman. Elle est maintenant, en effet, la candidate choisie, la mieux  susceptible de chasser les zones grises. Dans le processus, bien sûr, la pression est bien grande auprès des plus en plus isolées populations musulmanes de France –et ne fera qu'augmenter.

De telles attaques sont la panacée pour ajouter du vent dans les voiles déjà bien gonflées des partis d'extrême-droite partout en Europe.

lundi 5 octobre 2015

Sur la Côte-d'Azur c'est le bétonnage, idiot !


Le bétonnage et détournement des lits des rivières littorales (la Brague à Biot-Antibes en est l'exemple,  mais aussi la Cagne), l'urbanisation en zones inondables (à l'exemple de la maison de retraite à Biot et des emplacements des 2 résidences à La Napoule qui cumulent le gros des décédés et disparus) est le corollaire de cette absurdité.

Ce n'est pas l'imprévisible météo la seule à être mise en cause, mais l'absurdité du bétonnage. Le phénomène de la "goutte froide" de ce samedi est bien connu en Méditerranée depuis la nuit des temps.

Une urbanisation à outrance

La Riviera est devenue une métropole de 1.5 million d'habitants sur une étroite bande de terre de 50 kilomètres de longueur, entre La Napoule et Menton, où s'agglutinent immeubles, villas, autoroutes et ports de plaisance. Une juxtaposition d'agglomérations qui se sont développées de façon concurrente ces 50 dernières années, sans aucun plan cohérent.

Pour la poule aux œufs d'or azuréenne le vrai problème est l'urbanisation à outrance.
A tel point que l'été,  les locaux fuient le bord de mer pour se réfugier dans la verdure de l'arrière-pays. Le vrai problème, c'est celui du bétonnage. L'urbanisation à outrance a défiguré la Côte d'Azur; il est temps de le reconnaître et d'arrêter les dégâts.

On a construit n'importe quoi, n'importe comment et n'importe où, du moment que cela rapportait...
Les transports en commun sont réduits et insuffisants, exploités sans la moindre coordination. Vivre et travailler sans voiture sur la Côte est pratiquement impossible. D'où les embouteillages chroniques en toute saison, même sur l'autoroute urbaine A8 (à péage) qui relie Nice et Cannes. Quant aux infrastructures touristiques, elles ont été conçues d'une manière aussi anarchique. Chaque municipalité veut son golf, son port de plaisance, son palais des congrès, sans se préoccuper de savoir si ces équipements ne pouvaient pas être partagés avec les communes voisines.

A titre d'exemple, Cagnes-sur-Mer, cité balnéaire collée à Nice, avec presque 50.000 habitants, a l'honneur d'inaugurer cet automne, un "projet d'exception", le Polygone Riviera : sur plus de 70 000 m² la société Socri a investit 350 M€, et comprendra un cinéma de 10 salles, une salle de fitness, un Printemps de 9.000 m² et... 150 boutiques. Wow, certains assurent même que c'est le plus grand centre commercial à l'air libre de tout l’hexagone hexagonal... encore un exemple de bétonnage pour défigurer définitivement la vallée du Loup qui s'allonge sur la municipalité depuis Vence.

Il a fallu attendre la fin des années 80 pour que la plupart des communes du littoral s'équipent de stations d'épuration. Beaucoup des villas qui pullulent dans les collines niçoises ou cannoises ne sont toujours pas raccordées aux égouts. Pas plus que les bateaux de plaisance qui se transforment, l'été, en studios flottants (10% seulement sortent régulièrement en mer) et rejettent allègrement leurs eaux usées dans les ports, qui deviennent des cloaques...

Si la Riviera continue à se développer de la sorte, le risque est grand, désormais, de tuer définitivement une poule aux œufs d'or qui montre déjà des signes de fatigue.

mercredi 12 août 2015

Kandychien a des petites ailes

Kandychien est montée au ciel.
Elle nous a quittés hier soir tout doucement.
Elle est partie en beauté, à petits pas.
Sans faire du bruit, à pas de loup.
Sous une nuit étoilée...la nuit magique de la Saint-Laurent.
A cette date-là, en Calabre, on dit que lorsqu'un être 
qui nous est cher prend la décision de partir sans retour, 
les larmes de ceux qui l'entourent deviennent des étoiles filantes.

C'en fut le cas.
Gaie et sage à la fois,
louve courageuse et compagne aimante,
elle fera le bonheur du dieu canin
au paradis des chiens. 

Repose en paix Kandychien.
Tu as rendu belle notre vie. Merci merci merci.

mardi 4 août 2015

Humacoop Formation "Gestion financière des projets de solidarité internationale" à Grenoble

Les inscriptions sont lancées pour la formation "Gestion financière des projets de solidarité internationale" du 21 au 23 octobre 2015 à Grenoble.
Elles s'adressent à toute personne amenée à gérer un projet d’aide humanitaire (administrateurs, comptables, responsables financiers, etc)
Les objectifs des 3 jours de formation sont les suivants :
- Acquérir des outils théoriques et techniques pour produire une demande de financement.
- Maîtriser les méthodes d’élaboration de budgets pour un programme d’aide humanitaire internationale.
- Savoir réaliser le suivi budgétaire d’un projet (reporting, analyse…).
- Comprendre les enjeux du contrôle interne.Formation "Gestion financière des projets de solidarité internationale" à Grenoble
Inscription sur CV et lettre de motivation, renseignements sur demande à info@humacoop.com

mardi 28 juillet 2015

Ville de Nice, un cas d’école pour l’Internet Of Things

Le projet IIConsortium* du Boulevard Connecté de la Ville de Nice à la pointe de la prochaine génération de Smart Cities tirant parti de l'Internet des objets.
 
En 2008, la Ville de Nice - # 4 dans le classement de Smart Cities mondiale - a pris l'engagement de devenir un modèle Eco City et mit en place un plan pour sa rénovation en lançant le projet Boulevard Connected. L'un des principaux domaines d'intérêt était de développer le transport écologique et de réduire les conséquences de l’impact négatif de l'activité urbaine sur les citoyens de la ville.


Dans le cadre de la Stratégie de Mobilité Intelligente de la Ville de Nice, la ville a développé la mise en œuvre du Système d'Exploitation de la Ville –un écosystème qui vise à améliorer l'efficacité des services de la ville. Ces nouveaux systèmes intelligents ajoutent de la valeur à la vie des citoyens en fournissant des informations en temps réel sur le trafic, le transport, le gaspillage, la qualité de l'air et de l'eau, etc. pour contrer les problèmes rencontrés en raison de la croissance de la population et de l'urbanisation.
 
Déjà Nice et ses habitants voient les réels avantages de l'amélioration de la mobilité de la ville. En ayant un accès en temps réel aux données de disponibilité d'espace de parking via des appareils mobiles, les conducteurs prennent beaucoup moins de temps pour se garer et les revenus de stationnement de la fraude se sont réduits jusqu'à 35%. Cela contribue à améliorer la circulation faible et a réduit la congestion de 30%. La pollution de l'air et les niveaux de bruit ont été réduits de 25%. Dans l'avenir, une meilleure gestion de la ville va voir des économies comprises entre 20-80% dans des domaines tels que l'éclairage des rues et la gestion des déchets tout en améliorant la qualité globale de l'environnement.
De plus grandes économies devraient être réalisées dans le futur lorsque de nouveaux systèmes de gestion des déchets intelligents et d’éclairage intelligent seront déployées.
 
Vous pouvez lire l'intéressant article d'Angelo Corsaro : http://blog.iiconsortium.org/2014/09/connected-boulevard-its-what-makes-nice-france-a-smart-city.html
__________
* Le IIConsortium - Industrial Internet Consortium est une organisation mondiale mi-publique/mi-privée de plus de 140 membres, créée pour accélérer le développement, l'adoption et l'utilisation IoT/des dispositifs interconnectés, et la diffusion danalyses intelligentes de qualité et de la qualité de vie au travail. Elle a été fondée par AT & T, Cisco, General Electric, IBM et Intel en Mars ici 2014.

vendredi 17 juillet 2015

Association Amel France : une nouvelle association est née

Association Amel France : une nouvelle association est née !!

L’association Amel France, conformément à l’objet social et l’éthique de Amel Association International, a vocation à apporter une aide humanitaire et à intervenir par le biais d’actions de solidarité, auprès de populations en danger du fait d’une catastrophe naturelle, d’un conflit armé, d’une guerre civile, d’une oppression politique, de discriminations violentes, ou pour toutes autres raisons. Elle est déjà soutenue par une cinquantaine de personnes et/ou d'ONG (Amel Association International, Humacoop, Grotius, Sawa, ..) depuis sa création au mois de mai 2015.

Amel France souhaite soutenir des programmes de services médicaux pour les populations défavorisées, des programmes d’éducation à la santé, de soins de santé primaires, de soutien psychosocial, d'information et sensibilisation aux questions de santé, de prévention des maladies et de soutien psychologique.

Elle travaille actuellement à la conception d'un projet dans le camp de Bardarash dans le gouvernorat de Dahuk au Kurdistan irakien et prépare une mission exploratoire auprès des populations yéménites réfugiées à Obock à Djibouti.

Pour amorcer ces projets, Amel France a besoin de notre soutien.
N'hésitez pas à diffuser autour de vous.