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mercredi 20 mars 2019

Cest le printemps!

Cest le printemps! 
Pas de pluie en vue sur le pays, et les hormones sont en effervescence 
Profitez-en bien et passez une belle journée ! 

mardi 26 février 2019

HUMACOOP : Formation Gestion de projet humanitaire


Formation Gestion de projet humanitaire :
-à Grenoble du 25 au 29 mars 2019
-à Ouagadougou du 13 au 17 mai 2019

Au programme : Le cycle de projet (élaboration, suivi et évaluation), rédaction des termes de références, bilans et rapports de mission, gestion administrative et organisationnelle, aspects sécuritaires, les acteurs de la solidarité, Ressources humaines et management interculturel
Les objectifs de la formation sont les suivants :
- Comprendre le cycle d’un projet et les méthodes d’évaluation initiale et finale.
- Acquérir les outils et méthodes pour appréhender dans son ensemble un projet humanitaire, d’un point de vue éthique et opérationnel.
La formation s’adresse à toute personne ayant des compétences en management, en droit, en comptabilité, en logistique, en commerce, etc, et qui souhaite les mettre au service d’une organisation humanitaire.

Intervenants : Coordinateurs (-rices) de programmes issus de diverses ONG (Action contre la Faim, Médecins sans frontières, Handicap International, Médecins du Monde)

Documentation ici 

Inscription sur entretien, CV et lettre de motivation, tarif selon votre statut (demandeur d'emploi, étudiant, etc)

Contact :

Association Humacoop
8, Rue Chenoise
38000 GRENOBLE
info@humacoop.com

jeudi 11 octobre 2018

Brésil : Bolsonaro ou la tyrannie de la majorité

Excellente tribune sur la vague populiste par Alexis Karklins-Marchay.

Dans un pays miné par la corruption, les deux seules institutions qui trouvent grâce auprès des Brésiliens sont l'Armée et les Églises, catholique ou évangéliques. Bolsonaro s'appuie ainsi sur ces deux piliers, affichant une volonté de restauration de l'ordre sur les plans à la fois sécuritaire et moral. Alors que des centaines de milliers de femmes ont manifesté fin septembre contre le candidat d'extrême droite, dénonçant notamment son sexisme, cette réaction du camp progressiste n'a pas porté ses fruits, voire a été contre-productive. Le candidat favori des sondages a même vu ses intentions de vote augmenter parmi les femmes (de 18 à 24% en quelques jours). Le pire ennemi de la démocratie n’est pas la dictature, ni la vidéo-surveillance, ni la NSA. Le pire ennemi de la démocratie, c’est la cinquième colonne que constituent les personnages de son rêve quand elle dort les yeux ouverts, et qu’elle prend pour un sursaut ce qui relève d’une reddition. En démocratie, le danger vient de l’intérieur : c’est le dévoiement de l’opinion en censure, ou la dilution de l’individu dans la foule. L’opinion publique, aux yeux de Tocqueville, est à la fois le premier pouvoir, la garantie de la liberté et le principe républicain garant des libertés individuelles, contre lequel tout pouvoir se brise. Mais l’opinion publique est aussi ce qui nivelle et qui uniformise, ce qui prépondère et combat les déviances. Bref, l’opinion publique, c’est la liberté, bien sûr, mais c’est aussi le conformisme.



lundi 8 octobre 2018

Tant qu'Onfray fait de la satire à 2 balles ... Jean-Marie Bigard est assuré de remplir des salles...

Michel Onfray a voulu faire perpétuer un style : la satire pour attaquer le président de la République Emmanuel Macron. C’est son droit ! Mais en sexualisant la critique, en faisant des insinuations honteuses, il a fini par proposer un texte dégueulasse, indigne et totalement raté.
Et pour un philosophe athée radical qui se prend pour Nietzsche et professe une haine ontologique du christianisme, Onfray récite pourtant tout le petit catéchisme sur l'homosexualité (qui est d'ailleurs un point commun des trois monothéismes).

Imaginerait-on Sartre ou Glucksmann se livrer bassement à l'injure de bistrot?
Michel Onfray confond philosophie et outrage, satire et grossièreté, argumentation et algarade.
Il se caricature lui-même et le portrait qu'il nous donne de lui est bien laid.

L’anti-macronisme n’autorise pas tout. Une merde emballée dans du papier brillant labellisé “Philo” reste une merde.

Jugez en vous-mêmes...


dimanche 1 juillet 2018

Migrants et réfugiés : le défi des démagogues

Je lis dans une gazette que les Européens seraient confrontés à un « défi migratoire ». Pas vraiment, puisqu’ils l’ont déjà affronté avec succès: 1,26 millions d’entrées illégales en 2015, 50.000 au premier semestre 2018. C’est plutôt le défi des démagogues.

Mais alors que plus de 100 personnes sont mortes rien qu'aujourd'hui, les gouvernements européens continuent de bloquer et d'empêcher les ONG de faire le travail qu'ils refusent d'assumer. Tous les décès causés par cet état des choses sont maintenant entre leurs mains.

Lifeline, Aquarius, Migrants : 4 associations demandent à être reçues par Emmanuel Macron après ses critiques des ONG Cimade Médecins du monde, MSF, Caritas : «consternées devant cette confusion de valeurs».
Via @Freehumanitarian
Plus d'infos : Le Momde

mardi 19 juin 2018

Travailler pour rien, non merci.

Depuis quelque temps je suis sollicité pour 'rendre service' ou pour exercer toutes sortes de mentoring. 
Un truc que j'ai compris depuis que je suis à mon compte : il ne faut brader ni son expérience, ni ses compétences. Dans 95% des cas, les gens sont prêts à payer le prix que vous estimez valoir. Et quand les gens tentent de négocier de façon déraisonnable, mon stop est direct. 
Précision : ça met quarante-ans et pas mal d'expériences foireuses pour arriver à cette confiance-là. Aujourd'hui, je n'ai plus de temps à perdre à me "vendre" auprès de gens qui viennent me solliciter.
Précision bis : aucun travail n'est gratuit. Faire un test, s'il est raisonnable, c'est peut être possible. Faire un boulot gratuit "pour essayer" : c'est niet et ce n'est même pas la peine d'insister. Pareil pour les potes et la famille (à une exception près : mon enfant). Rendre service exceptionnellement, oui, bosser gratuitement, non. Jamais.

Les frères Bogdanov, de la télé à la rubrique faits-divers

Une fois encore, les frères Bogdanov sont revenus sur Terre pour faire les délices des petits et des grands. Juste un petit tour de garde à vue.
Même si une mise en GAV ne signifie pas culpabilité, leurs écrits et leurs chroniques télé ou radio, l’escroquerie intellectuelle n’est plus à prouver et sur ces aspects-là, on peut y aller joyeusement

Ça fait 20 ans qu'on vous le dit, leur thèse c'est du pipeau, enfin.
Mais attention : leur avocate arrive

Plus sérieusement, ils sont soupçonnés d'avoir voulu escroquer de 800.000 euros une personne à qui ils auraient fait miroiter des bénéfices juteux dans des projets artistiques et scientifiques, et dans l'achat à bon prix de voitures de luxe.

lundi 18 juin 2018

Le Bac 2018 c'est parti : Bonne chance aux 753 000 candidats

C'est un grand jour pour la France: 750 000 écoliers se penchent sur l'épreuve de philosophie du baccalauréat. QUATRE heures, UNE épreuve ... souvent sur la liberté, ou le bonheur, ou la vérité, ou la conscience. Une journée qui incarne ce que signifie d'être français. 
Fier d’être citoyen d’une république qui a remplacé les dogmes religieux par le questionnement philosophique au cœur de son projet éducatif.
Bonne chance!
https://www.lemonde.fr/campus/live/2018/06/18/bac-philo-2018-sujets-corriges-suivez-notre-direct-de-l-epreuve_5316797_4401467.html?

vendredi 15 décembre 2017

Des adresses pour consommer mieux


Le mouvement citoyen et écologiste Colibris a mis en ligne une carte interactive permettant de repérer les points de vente promouvant une consommation responsable près de chez vous.

Y sont recensés, entre autres, les commerces bio, les boutiques adeptes du recyclage, les spécialistes de la construction à faible consommation d’énergie, les jardins partagés et même les cinémas indépendants.

Le système est collaboratif : vous pouvez proposer une nouvelle adresse, rectifier des informations erronées ou périmées et voter pour les modifications.

L’équipe de modération du site se charge ensuite de la validation.

dimanche 3 décembre 2017

Le défi d'ajouter de nouveaux contributeurs à un projet

Il y a un défi à ajouter davantage de participants à un projet.
Ainsi, passer de 3 à 4 membres double les lignes de communication.
Il en va de même pour la gestion des services externalisés, en l'absence d'une vision singulière.

dimanche 15 octobre 2017

L'AVENIR DE L'AVENIR HUMANITAIRE : LES ONG INTERNATIONALES EN 2030 [Rapport de l'IRIS]

Réalisé par l’IARAN, l’IRIS, Action contre la faim, le Centre for humanitarian leadership et Futuribles


Les organisations humanitaires internationales pourraient s’avérer obsolètes d’ici 2030, si elles ne parviennent pas à s’adapter. Entre la crise mondiale des réfugiés, les guerres et les catastrophes naturelles de plus en plus régulières et meurtrières, ce rapport montre que les organisations humanitaires internationales doivent effectuer des changements significatifs en termes de mentalité et de pratiques.
Le rapport fournit des données précieuses pour répondre à ce défi majeur et fait des recommandations précises aux ONG pour ne pas se retrouver doublées par des acteurs davantage efficaces tant du secteur privé, que des groupes religieux, que des forces armées, etc.

️Vous pouvez consulter/télécharger le rapport ici.

dimanche 4 décembre 2016

Croire au Père Noël

A l’heure où le virtuel prend de plus en plus le pas sur le réel, quelle place occupe aujourd’hui le Père Noël dans l’inconscient populaire ?

Il est clair que pour un type dont on n’a jamais vraiment su où il créchait, quelque part entre la Finlande et la Norvège si on se fie à Google Maps, son statut de migrant passe beaucoup mieux au niveau du bon peuple que celui des réfugiés syriens. Il faut reconnaître que d’arriver en traîneau plutôt qu’en radeau, ça fait tout de suite plus classe, surtout quand vous en avez plein la hotte alors que les autres en ont déjà plein les bottes bien avant Noël.

On peut affirmer sans risquer de se tromper qu’il est l’étranger le mieux accepté alors qu’il n’a jamais payé ses impôts en France. Sans compter qu’il a toujours refusé de s’intégrer avec sa tenue de représentant en boisson gazeuse détartrante et sa manie de vouloir entrer chez les gens par la cheminée, là où tout Français de souche passe par la porte depuis ses ancêtres les Gaulois.

Evidemment sa popularité doit beaucoup au rêve qu’il véhicule et aux promesses qu’il tient. De nos jours ce n’est pas courant des promesses tenues. Les élus de la République essaient bien eux-aussi de passer pour des Pères Noël mais ils ont perdu le Nord depuis bien longtemps, tout juste pourraient-ils passer pour des rois mirages à défaut de roi mages…

jeudi 13 octobre 2016

Anthropologie et humanitaire : les sciences sociales en action

En novembre et décembre, Humacoop se concentre sur les liens entre Humanitaire et Sciences sociales.

Formation Anthropologie et gestion de projet - Genre et santé du 16 au 18 novembre 2016 LILLE
Formation Anthropologie et humanitaire du 5 au 9 décembre 2016 GRENOBLE

Ces deux formations présentent la démarche anthropologique et les outils de l’anthropologie comme supports des projets humanitaires et de développement.

Au programme :

-Introduction à la démarche anthropologique : étude des niveaux de représentation de l’aide internationale, les normes, les perceptions, les valeurs

-Anthropologie du genre, de la santé et du développement

-Anthropologie appliquée aux programmes d'aide, outils méthodologiques

Pour s'inscrire, il faut envoyer un cv et une lettre de motivation à info@humacoop.com
Plus d'informations sur notre site internet

ou par mail à info@humacoop.com

jeudi 14 avril 2016

Excès de vitesse



Apparemment les robots de Google ont l'air de penser que le conducteur
de la rame TGV 150 a besoin d'un avocat ou d'un stage pour récupérer les
points de son permis de conduire.



 Le record du TGV français à 574,8 kmh le 3 avril 2007

(Et moi qui croyais que les avocats n'avaient pas le droit de faire de la publicité !)

mercredi 6 avril 2016

Végétariens, végétaliens, vegan : le point sur les différents régimes sans viande

Quand les médias s'intéressent aux végés... (2)
Un deuxième article de Madame Figaro publié le 4 avril : qui mange quoi ? Les réponses d'Élodie Vieille Blanchard, présidente de l'AVF.

Végétariens, végétaliens, vegan : le point sur les différents régimes sans viande



Humacoop - Formation Mission exploratoire


Formation Mission exploratoire : conception de projet de solidarité internationale -du 27 juin au 1er juillet 2016 à Grenoble

Les objectifs de cette formation :

-Maîtriser les outils théoriques et opérationnels pour analyser et évaluer une situation, émettre un diagnostic sur la situation humanitaire d'une population

-Acquérir une méthodologie pour la conception et l'implantation d'un projet d'aide humanitaire ou de développement

Pour s'inscrire, il faut envoyer un cv et une lettre de motivation à info@humacoop.com
Tarif réduit pour les étudiants et demandeurs d'emploi, paiement échelonné possible.
Renseignements sur demande à info@humacoop.com
ou sur leur site internet

mardi 1 mars 2016

There Will Be Blood : Pourquoi la baisse du prix du pétrole est une opportunité

On ne va pas regretter le temps où le litre de SP98 jouait sur la corde des +1.50 EUR, tout de même.

A propos de l’article de Jean-Yves Archer « La baisse du prix du pétrole et ses trois risques: financiers, géopolitiques et écologiques ».

Certains articles me font tancer plus que d’autres. En l'espèce, ce qui ne voulait être qu’un commentaire à l’article, est devenu un article lui-même. Donc acte.

Si, le temps d'une analyse "à chaud", l'on veut bien s'arroger le droit d'être un peu insolent et provocateur ("disruptif" diront certains), on peut avancer quelques arguments pour étayer la bonté de la baisse du prix du pétrole :

1. Cela nous arrange quand la Russie subit une perte de -18% de son PIB (2014-2015) suite à l’effondrement des cours en conséquence de la stratégie des Saoudiens et que ces derniers ne contrôlent plus la situation qu’ils ont créée : cela prouve le manque de profondeur de leur vision stratégique et arrange tout autant le « balance » de nos comptes rudement malmenés pendant 30 ans. Rien ne sera plus comme avant. Il faudra compter avec l’Iran qui devient peu à peu une pièce maitresse géostratégique, même pour nous occidentaux, de plus en plus fréquentable –sans doute plus que l’Arabie Saoudite en ce moment même. Si l’évolution politique Iranienne se confirme il est certain que ce pays deviendra (s’il ne l’est pas déjà) un élément stabilisateur à pas mal d’égards. Et qu'on m'excuse, mais je n’irai tout de même pas m’apitoyer sur le sort de pas mal de gouvernements de la péninsule Arabique, leur avidité tribale et leur inconsistance démocratique –et c'est peu dire.

Et voilà pour les « risques géopolitiques ».

2. C’est tant mieux pour l’écologie. L’exploitation du gaz et du pétrole de schiste n’est pas viable, non seulement aux US –en Europe non plus. L’accélération vers la production de la pile à hydrogène et l’avènement des cumulateurs durables connaitront un développement certain –l'énergie libre et le moteur a eau existent depuis longtemps. D’ailleurs, la réduction de la consommation des moteurs à injection diesel ou essence est bien réelle et antérieure à l’abondance récente de l’offre de brut; et l’amélioration technique  ira de l’avant tant que l’exploitation du pétrole restera viable économiquement. Et même si l’Europe est en crise, jamais le carnet de commandes d’Airbus n’a été aussi plein. Et même si le Japon stagne, Toyota n'en demeure pas moins le premier producteur de voitures mondial. Et même si les US surfent sur la crête des bulles depuis longtemps déjà, le « presque » plein emploi est une réalité là-bas (exploitation fractale du schiste aidant et au prix, il est vrai, de contrats précaires et d’un appauvrissement des classes moyennes, mais cela est également le cas chez nous).

Et pour les risques écologiques la balle est également dans le camp du lobby pro-nucléaire bien installé au pouvoir en France depuis 60 ans mais aujourd’hui vacillant car (quand même !) il y a des doutes quant à la gestion passée, présente et à venir et que les pertes cumulées commencent à être trop visibles. La balle est dans le camp de l’agriculture et élevage intensifs également. Ces deux lobbies (Areva/Edf/Engie et celui de la Fnsea) nous coûtent fort cher aussi… ce sont des segments économiques subventionnés, à mi-chemin entre le canard boiteux et le monolithe corporatiste. L’industrie de l’armement aussi (allez vendre des Raffale ou des Puma sans les prêts syndiqués et les compensations -sous forme de transferts technologiques et partenariats de production- accordées par l’État Français grâce à des montages financiers où l'ont met à contribution les banques françaises et la Coface qui a tendance à garantir au-delà du raisonnable.).

3. L’éclatement des bulles privées est symptomatique de notre système depuis le début des années 1990 et la financiarisation de l’économie. Davantage encore aux US, où les breakdown, les seuils de rentabilité et de profitability ne se mesurent plus en exercices annuels mais en comptes trimestriels au rythme des visu des fonds de placement et des hedge funds qui ont mis la main sur le NYSE et la City –et ce… depuis la fin des années 1990. Il y aura des licenciements bien sûr, mais le ver financier est dans la pomme de l’économie néolibérale nord-américaine. C’est un fait. Cette vision a pu contaminer un jour le Vieux Continent. Plus maintenant. La preuve, on est prêts à laisser partir le Royaume-Uni de l’UE et c’est peut-être mieux (on sera moins nombreux et moins riches, mais bien plus heureux). Aussi, au vu du renflouement des banques par le contribuable suite à la bulle des subprime de 2007 et plus récemment de la crise de la dette Grecque, croyez-vous que les opinions publiques vont devoir accepter allègrement une nouvelle socialisation des pertes ?

Donc, exit les risques financiers. Place à la bulle technologique qui va bientôt éclater

4. Plus grave encore, l’échéance à terme des dettes souveraines. Pas celles que l'on croit : conséquence du mauvais développement, ultrarapide et partiel de pays comme le Brésil –que peut-on espérer sinon la faillite et le défaut de payement ? La fuite en avant ne paye jamais en économie. La chute du Brésil est une disgrâce pour la population de ce pays  bien évidemment et un peu moins pour les insatiables investisseurs Chinois et Occidentaux (qui n'agissent que pour le plus grand bien de leur profit), mais cela n’aura que peu de répercussions au niveau macroéconomique. Car le Brésil, la Russie sont des bulles en soi, des géants aux pieds d’argile. On en a l'habitude. Mais leur modèle n’a pas de sens, il est basé en grand partie sur le clientélisme et la corruption de leurs élites politiques et économiques –et, à la différence de la Grèce, ils ne se trouvent pas à faire partie d’une organisation d’intégration régionale puissante (plus ou moins solidaire) comme l’UE.

A l’autre bout la Chine et l’Inde –dont la conscience est bien plus propre que celle d'Aramco ou de la Standard Oil et leurs sœurs actuelles. La Chine et l’Inde sont donc restées maitres de leurs outils de production et de leur présence commerciale et industrielle sur les marchés. Ce sont ces deux pays/sous-continents/civilisations qui marqueront les développements à venir. Et pas seulement en ce qui touche au futur du pétrole.

*  *  *

Maintenant expliquez-nous pourquoi les prix à la pompe restent chers alors que le cours du pétrole s'effondre?

Réponses possibles...

1. Parce que le pétrole ne représente qu'un tiers du prix: les diverses taxes qui s'appliquent sur les carburants représentent pas moins de 60% du prix à la pompe, quand la matière première, le pétrole, n'en représente qu'un tiers. La marge de distribution tourne, elle, autour de 6%. Du coup, lorsque le cours du pétrole brut s'effondre, ce n'est qu'une petite partie du prix du carburant qui dégringole.

2. Parce que les compagnies pétrolières en profitent: la marge de raffinage est passée de 8 euros la tonne en juin 2014 à 46 euros en janvier 2015, à 59 euros en décembre 2015 et a même connu un pic à 63 euros au mois d'août.

3. Parce que le prix du baril reste, malgré tout, élevé (oui, je suis écolo, mais je soigne mon portefeuille): même si le cours du Brent a largement chuté depuis 18 mois environ, il reste presque quatre fois plus élevé qu'en 1999, où il atteignait seulement les 10 dollars le litre.

4. Parce que la consommation en France ralentit mais pas trop: entre le 1er février 2015 et le 31 janvier 2016, la consommation française de carburants a atteint 50,37 millions de mètres cubes, en hausse de 0,8 % par rapport à la consommation des douze mois mobiles précédents. La part du gazole dans la consommation de carburants reste stable à 81,2 %.

Il n'empêche. Une baisse de 10 à 15% sur un litre de carburant, représente entre 5 et 7,50 euros d'économie sur un plein de 50 litres. Même si le consommateur ne le ressent pas toujours en regardant la pompe, les économies réalisées grâce à un prix du carburant plus bas libèrent des marges de pouvoir d'achat significatives.

vendredi 26 février 2016

Humacoop : Gestion financière des projets de solidarité



AVRIL 2016 : deux formations "Gestion financière des projets de solidarité" 

  • du 4 au 8 avril 2016, à Abidjan, Côte d'Ivoire et 
  • du 20 au 23 avril 2016 à Grenoble, France.


Elles s'adressent à toute personne amenée à gérer un projet d’aide humanitaire (administrateurs, comptables, responsables financiers, etc)
Les objectifs des formations sont les suivants :

  • Acquérir des outils théoriques et techniques pour produire une demande de financement.
  • Maîtriser les méthodes d’élaboration de budgets pour un programme d’aide humanitaire internationale.
  • Savoir réaliser le suivi budgétaire d’un projet (reporting, analyse…).
  • Comprendre les enjeux du contrôle interne.


Inscription sur CV et lettre de motivation - Ordinateur et logiciel Excel indispensables

Pour les financements personnels, un paiement échelonné est possible.

Renseignements sur demande à info@humacoop.com

dimanche 6 décembre 2015

Goodbye Madiba

Nelson Rolihlahla Mandela (18 Juillet 1918 - 5 décembre2013)

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Le grand Mandela est parti il y a deux ans :
"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais le triomphe sur elle"
Dans les ténèbres qui m’enserrent,
Noires comme un puits où l’on se noie,
Je rends grâce aux dieux quels qu’ils soient,
Pour mon âme invincible et fière,

Dans de cruelles circonstances,
Je n’ai ni gémi ni pleuré,
Meurtri par cette existence,
Je suis debout bien que blessé,

En ce lieu de colère et de pleurs,
Se profile l’ombre de la mort,
Et je ne sais ce que me réserve le sort,
Mais je suis et je resterai sans peur,

Aussi étroit soit le chemin,
Nombreux les châtiments infâmes,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.

Invictus, William Ernest Henley
Ce poème joua un grand rôle dans la vie de Nelson Mandela durant sa période d'incarcération à Robben Island

mardi 24 novembre 2015

La force des symboles et la danse de la mort


La force des symboles, c'est qu'ils sont là pour nous éclairer lorsqu'on ne sait plus quoi trop penser.

Depuis dix jours Paris pleure ses morts, honore ses héros et panse ses plaies. Avec une question au bord des lèvres : "Et après?"

Devant le restaurant 'La Belle Equipe' dix-neuf personnes sont tombées, ils étaient des dizaines lundi à venir leur rendre hommage. Beaucoup s'en sont sortis indemnes -ou presque car ils essaient d'oublier, mais les images ils ne les oublient pas, on essaie de dormir mais on n'arrive pas à dormir, ils revoient les scènes alors que les tiroirs de la mémoire voient défiler les images. Sans arrêt. Des corps sans vie. Une "scène de guerre" diront certains -ce qui est inexact, mais on les comprend, on hoche de la tête, on garde le silence... comme pour les entourer de nos bras et les réconforter.

Quatre-vingt-neufdix morts au Bataclan. Un carnage, les premiers secours des urgentistes arrivent et bientôt, en quelques minutes, ils épuisent tout ce dont ils disposent comme pansements compressifs. A l’extérieur, les secours, prennent en charge les victimes des autres quartiers attaqués. Mais au Bataclan la zone est encore trop dangereuse et l’organisation de l’évacuation des blessés fut une tâche ardue pour les secours.

Et puis il y a tous ces orphelins puisqu'il y a un nombre important de jeunes parents décédés.

De la reconnaissance

Et puis il y a tous ceux, anonymes ou pas, qui étaient là, au moment où on les nécessitait le plus... ceux qui ouvraient leur porte aux gens bloqués aux alentours des lieux des attentats, bien sûr -ah, le peuple de Paris. Mais aussi, et surtout, ces armées de policiers, de pompiers et des personnels médicaux qui affluaient dans un élan généreux les uns, de solidarité les autres, de devoir plus que professionnel (la BRI, le RAID, et des militaires pour soulager le dispositif policier). Un devoir d'humanité, oui, c'est cela. Ils méritent la reconnaissance de la nation.

Mais il est des blessures invisibles auxquelles les secouristes même les plus aguerris ne sont pas toujours préparés : aucun professionnel de santé n'a vu défiler autant de blessés par balles dans un lapse de temps aussi court. Mais après, c’est l’après qu’il va falloir gérer –le defusing dont parlent les militaires. L’aide devra se prolonger dans le temps pour beaucoup de rescapés. Un suivi psychologique -souvent assuré par le service des armées du Val-de-Grâce- pour aider tous ces damnifiés "collatéraux" à évacuer –ou vivre avec– les images de l'horreur incrustées dans leur rétine. Il en faudra du temps.

Toute la semaine Paris a vécu au rythme des alertes à la bombe et des colis suspects. Tout le monde est sur ses gardes. Avec une certaine dose de psychose, sans doute, mais comment voulez-vous faire autrement?

A ne pas faire après Paris

Paris, ma ville, est peut-être celle où je me suis toujours senti plus à l'aise. Je ne suis jamais allé à Bagdad (où les événements terroristes de Daesh comme ceux de Paris sont relativement monnaie courante); ou à Beyrouth, où ils ont juste commencé; ou la ville ravagée d’Alep en Syrie (merci à Bachar Al-Assad pour ses barils bombe à la terreur si renommée); ou à Mumbai (qui a connu une première version d'une telle attaque terroriste); ou à Sanaa, la capitale du Yémen, aujourd'hui partiellement détruite par l’armée de l'air saoudienne avec le concours des États-Unis; ou à Kaboul, où les attaques des talibans contre les restaurants sont devenus la norme; ou la capitale turque, Ankara, où des kamikazes de l’état islamique ont tué récemment 97 manifestants lors d'un rassemblement pour la paix. 

J’ai passé du temps à l'étranger et suis toujours revenu à Paris, comme un havre, mon port d’attache. Et voilà donc, que le 13 Novembre 2015, je me trouve particulièrement révulsé suite aux actes barbares et le massacre de civils menés par trois équipes de kamikazes bien formés, bien organisés, bien armés et évidemment bien entraînées en tant que première force de frappe de l'enfer de l'État islamique en Syrie et en Irak.

L'État islamique -et ses camarades d’Al Qaeda- ont développé (pour emprunter un terme de John Feffer) une stratégie des "terres dissidentes". Pour continuer à grandir, ils ont besoin des États-Unis et ses alliés pour leur prêter une main éternellement destructrice afin écraser davantage les mondes (libres) autour d'eux. Donc, en réponse aux attentats de Paris, la déclaration du président français François Hollande – «nous allons mener une guerre qui sera impitoyable » – était juste ce que le médecin de la terreur avait prescrit, à savoir la pression croissante de Washington pour une "grande réponse militaire" de Paris. Les premières frappes aériennes de représailles françaises contre Raqqa la "capitale" syrienne de Daesh, ont en effet été lancées dans les deux jours après les attentats.

Tout cela est une manne tombée du ciel pour l'Etat islamique, plus c’est "impitoyable" plus c’est mieux. Après tout, l'objectif de ce groupe de disjonctés est, comme ils écrivent dans leur magazine en ligne « l'extinction des zones grises» dans le monde. En d'autres termes, ils cherchent à exacerber les différences partout, ce qui signifie l'ouverture de l’abîme où la complexité et l'interaction existaient autrefois. Leur rêve est de vivre dans un monde en noir et blanc de clarté politique et religieuse absolue (et de calamité), tout en engageant ce que les experts américains appellent le «choc des civilisations». Quelle joie pour l'État islamique!

Dans le contexte européen et suite à la destruction de ces «zones grises» dans l'esprit et dans la chair, les attentats de Paris devraient également être considérés comme la première incursion de l'État islamique dans la campagne présidentielle française de 2017. Pensez à ces massacres comme une approbation enthousiaste des candidats extrémistes comme Marine Le Pen, dont les sondages étaient déjà à la hausse avant même les attaques, et son Front National anti-immigration, anti-musulman. Elle est maintenant, en effet, la candidate choisie, la mieux  susceptible de chasser les zones grises. Dans le processus, bien sûr, la pression est bien grande auprès des plus en plus isolées populations musulmanes de France –et ne fera qu'augmenter.

De telles attaques sont la panacée pour ajouter du vent dans les voiles déjà bien gonflées des partis d'extrême-droite partout en Europe.